Rosh Hashanah 3

Chapitre 3

א רָאוּהוּ בֵית דִּין וְכָל יִשְׂרָאֵל, נֶחְקְרוּ הָעֵדִים, וְלֹא הִסְפִּיקוּ לוֹמַר מְקֻדָּשׁ, עַד שֶׁחֲשֵׁכָה, הֲרֵי זֶה מְעֻבָּר. רָאוּהוּ בֵית דִּין בִּלְבַד, יַעַמְדוּ שְׁנַיִם וְיָעִידוּ בִפְנֵיהֶם, וְיֹאמְרוּ מְקֻדָּשׁ מְקֻדָּשׁ. רָאוּהוּ שְׁלשָׁה וְהֵן בֵּית דִּין, יַעַמְדוּ הַשְּׁנַיִם וְיוֹשִׁיבוּ מֵחַבְרֵיהֶם אֵצֶל הַיָּחִיד וְיָעִידוּ בִפְנֵיהֶם, וְיֹאמְרוּ מְקֻדָּשׁ מְקֻדָּשׁ, שֶׁאֵין הַיָּחִיד נֶאֱמָן עַל יְדֵי עַצְמוֹ:
1 Si le tribunal et tout Israël ont vu la lune, ou que les témoins ont été interrogés à ce sujet, et qu’avant la proclamation officielle, la nuit est survenue, on ajoutera un jour complémentaire (un 30e). Si le tribunal seul a vu la lune (la nuit), 2 personnes devront au jour l’attester devant lui; après quoi, celui-ci proclamera la néoménie. Si 3 personnes aptes à former un tribunal (étant instruites) l’ont vu, deux d’entre elles se détacheront pour l’attester, et chercheront un de leurs compagnons pour l’adjoindre au 3e qui était resté seul; devant ces deux, le témoignage aura lieu, et la proclamation sera faite par eux, car l’assertion faite par un homme isolé ne serait pas fondée.
ב כָּל הַשּׁוֹפָרוֹת כְּשֵׁרִין חוּץ מִשֶּׁל פָּרָה, מִפְּנֵי שֶׁהוּא קֶרֶן. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי, וַהֲלֹא כָל הַשּׁוֹפָרוֹת נִקְרְאוּ קֶרֶן, שֶׁנֶּאֱמַר (יהושע ו), בִּמְשֹׁךְ בְּקֶרֶן הַיּוֹבֵל:
2 Tous les cors peuvent servir pour la sonnerie officielle du jour du nouvel-an, sauf la corne de vache, qui est nommé corne. Ce nom, dit R. Yossé, s’applique à tous les cors, comme il est dit (Jos 6, 5): Et quand ils sonneront avec force du cor de bélier, aussitôt que vous entendrez le son du cor, tout le peuple jettera un grand cri de joie (ce n’est donc pas un motif d’exclusion).
ג שׁוֹפָר שֶׁל רֹאשׁ הַשָּׁנָה שֶׁל יָעֵל, פָּשׁוּט, וּפִיו מְצֻפֶּה זָהָב, וּשְׁתֵּי חֲצוֹצְרוֹת מִן הַצְּדָדִין. שׁוֹפָר מַאֲרִיךְ וַחֲצוֹצְרוֹת מְקַצְּרוֹת, שֶׁמִּצְוַת הַיּוֹם בַּשּׁוֹפָר:
3 Le cor du chamois devant servir à l’office du nouvel-an est droit. On couvre d’or l’embouchure. A côté, il y aura 2 trompettes. Le son du cor sera prolongé, et les trompettes émettront un son plus rapide, puisque le 1er seul est prescrit en ce jour.
ד בַּתַּעֲנִיּוֹת, בְּשֶׁל זְכָרִים, כְּפוּפִין, וּפִיהֶן מְצֻפֶּה כֶסֶף, וּשְׁתֵּי חֲצוֹצְרוֹת בָּאֶמְצַע. שׁוֹפָר מְקַצֵּר וַחֲצוֹצְרוֹת מַאֲרִיכוֹת, שֶׁמִּצְוַת הַיּוֹם בַּחֲצוֹצְרוֹת:
4 Aux jours de jeûne, on emploie des cors de béliers, recourbés, à l’embouchure argentée, avec 2 trompettes placées au centre (dominant). Le Shofar émettra un son court, et les trompettes le prolongeront, puisque celles-ci sont prescrites essentiellement en ce jour.
ה שָׁוֶה הַיּוֹבֵל לְרֹאשׁ הַשָּׁנָה לַתְּקִיעָה וְלַבְּרָכוֹת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, בְּרֹאשׁ הַשָּׁנָה תּוֹקְעִין בְּשֶׁל זְכָרִים, וּבַיּוֹבְלוֹת בְּשֶׁל יְעֵלִים:
5 Le jubilé est égal au nouvel-an pour les sonneries et les bénédictions à réciter. R. Juda établit une distinction, savoir qu’au jour du nouvel-an on emploie pour les sonneries un cor de bélier (courbé), et pour le jubilé, celui du chamois (droit).
ו שׁוֹפָר שֶׁנִּסְדַּק וְדִבְּקוֹ, פָּסוּל. דִּבֵּק שִׁבְרֵי שׁוֹפָרוֹת, פָּסוּל. נִקַּב וּסְתָמוֹ, אִם מְעַכֵּב אֶת הַתְּקִיעָה, פָּסוּל. וְאִם לָאו, כָּשֵׁר:
6 Si un shofar s'est fendu et qu'il a été collé ensemble, il est pasul (inapte), [étant comme deux shofroth. Ceci, s'il était fendu sur sa longueur. Mais s'il était fendu dans sa largeur—s'il restait du site de la bouche jusqu'à l'endroit de la fente assez (shofar intact) pour souffler, c'est kasher; sinon, c'est pasul. Et combien est la quantité nécessaire pour souffler? (Assez de shofar intact) pour que s'il le tient dans sa main, il soit visible de chaque côté.] S'il a collé des morceaux de shofroth, c'est pasul. S'il était crevé et qu'il l'a fermé—si le souffle est entravé, il est pasul; sinon, c'est kasher. [Ceci, seulement s'il la fermait avec sa propre matière, si la plupart étaient entières, et si les crevaisons remplies n'empêchaient pas le soufflage. Mais si l'une de ces conditions fait défaut, c'est pasul.]
ז הַתּוֹקֵעַ לְתוֹךְ הַבּוֹר אוֹ לְתוֹךְ הַדּוּת אוֹ לְתוֹךְ הַפִּטָּס, אִם קוֹל שׁוֹפָר שָׁמַע, יָצָא. וְאִם קוֹל הֲבָרָה שָׁמַע, לֹא יָצָא. וְכֵן מִי שֶׁהָיָה עוֹבֵר אֲחוֹרֵי בֵית הַכְּנֶסֶת, אוֹ שֶׁהָיָה בֵיתוֹ סָמוּךְ לְבֵית הַכְּנֶסֶת, וְשָׁמַע קוֹל שׁוֹפָר אוֹ קוֹל מְגִלָּה, אִם כִּוֵּן לִבּוֹ, יָצָא, וְאִם לָאו, לֹא יָצָא. אַף עַל פִּי שֶׁזֶּה שָׁמַע וְזֶה שָׁמַע, זֶה כִּוֵּן לִבּוֹ וְזֶה לֹא כִוֵּן לִבּוֹ:
7 Si quelqu’un sonne dans une fosse, ou une citerne, ou un grand vase d’argile, au cas où du dehors on entend le son net du Shofar, le devoir de l’audition est rempli; mais, si ce n’est qu’un son vague d’écho, le devoir n’est pas rempli. De même, si en passant derrière une synagogue, ou lorsque sa maison est attenante à la synagogue, on perçoit le son du Shofar, ou l’on entend faire la lecture du livre d’Esther (au jour de cette fête), tout en s’y appliquant, le devoir de cette audition sera rempli; au cas contraire, non. Il est vrai qu’aux deux cas l’on a entendu; mais, dans l’un, il y a eu défaut d’attention. Il est dit (Ex 17, 11): Il arriva que lorsque Moïse élevait le bras, Israël était vainqueur etc. Or, ce n’est pas que les mains de Moïse faisaient la guerre, ni qu’elles brisaient l’ennemi; mais aussi longtemps qu’Israël élevait les yeux au ciel et tournait son cœur vers le père céleste, il était le plus fort; sans cela, il retombait dans sa faiblesse. Il est encore dit (Nb 21, 8): L’Éternel dit à Moïse de se fabriquer un serpent brûlant et de le placer sur une perche. Or, la vue du serpent ne peut tuer ni ressusciter; mais lorsqu’Israël portait ses regards en haut et couchait son cœur devant le père céleste, il était guéri; sinon, il dépérissait.
ח וְהָיָה כַּאֲשֶׁר יָרִים משֶׁה יָדוֹ וְגָבַר יִשְׂרָאֵל וְגוֹ' (שמות יז), וְכִי יָדָיו שֶׁל משֶׁה עוֹשׂוֹת מִלְחָמָה אוֹ שׁוֹבְרוֹת מִלְחָמָה. אֶלָּא לוֹמַר לְךָ, כָּל זְמַן שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל מִסְתַּכְּלִים כְּלַפֵּי מַעְלָה וּמְשַׁעְבְּדִין אֶת לִבָּם לַאֲבִיהֶם שֶׁבַּשָּׁמַיִם הָיוּ מִתְגַּבְּרִים. וְאִם לָאו, הָיוּ נוֹפְלִין. כַּיּוֹצֵא בַדָּבָר אַתָּה אוֹמֵר (במדבר כא), עֲשֵׂה לְךָ שָׂרָף וְשִׂים אֹתוֹ עַל נֵס, וְהָיָה כָּל הַנָּשׁוּךְ וְרָאָה אֹתוֹ וָחָי. וְכִי נָחָשׁ מֵמִית, אוֹ נָחָשׁ מְחַיֶּה. אֶלָּא, בִּזְמַן שֶׁיִּשְׂרָאֵל מִסְתַּכְּלִין כְּלַפֵּי מַעְלָה וּמְשַׁעְבְּדִין אֶת לִבָּם לַאֲבִיהֶן שֶׁבַּשָּׁמַיִם, הָיוּ מִתְרַפְּאִים, וְאִם לָאו, הָיוּ נִמּוֹקִים. חֵרֵשׁ, שׁוֹטֶה, וְקָטָן, אֵין מוֹצִיאִין אֶת הָרַבִּים יְדֵי חוֹבָתָן. זֶה הַכְּלָל, כֹּל שֶׁאֵינוֹ מְחֻיָּב בַּדָּבָר, אֵינוֹ מוֹצִיא אֶת הָרַבִּים יְדֵי חוֹבָתָן:
8 Un sourd, un idiot ou un enfant ne peuvent pas, par leurs actes, dispenser d’autres du devoir d’entendre le cor (qui ne leur incombe pas). En thèse générale, celui qui n’est pas soumis à un devoir ne peut pas (en le remplissant) en dispenser autrui. –